#7 Chronique littéraire – Uppercut

Acheté au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, Uppercut m’a tout de suite fait envie grâce à sa couverture. La quatrième a vite fini de me convaincre, et je l’ai lu très rapidement après mon achat (du coup oui, je suis hyper en retard dans mes chroniques vous l’aurez compris).

Le livre en bref

Titre original : Uppercut
Titre français : Uppercut
Auteur : Ahmed Kalouaz
Éditeur : Rouergue
Date de parution : octobre 2017
Nombre de pages : 128 pages

La quatrième de couverture

Placé dans un internat pour garçons difficiles, Erwan est envoyé en stage dans un centre équestre, après une fugue. Ce garçon métis, né d’un père sénégalais et d’une mère bretonne, est habitué à se battre, à la moindre remarque sur sa couleur de peau. Et il rêve de devenir boxeur. Face à Gilbert, le directeur du centre, qui lance des blagues racistes sans même s’en rendre compte, il va devoir apprendre à ne plus réagir au quart de tour. Un beau portrait d’adolescent à la dérive trouvant enfin à canaliser sa violence.

Mon avis (pour ce que ça vaut)

Je pense que la première chose qui m’a frappée dans Uppercut, c’est qu’il s’agit d’un récit très mature. Malgré le fait que le personnage principal soit un grand nerveux, le récit, lui, prends son temps. C’est assez étonnant de se rendre compte que le livre n’a que 128 pages pour développer son intrigue. Je n’ai pas du tout eu l’impression que le livre était trop court, ni même trop long.

J’ai adoré le côté très terre à terre du livre, le côté réel. Uppercut pourrait être une histoire vraie, le chapitre d’une biographie. J’ai beaucoup aimé le fait que Gérard, qui pourrait être le personnage le plus antipathique de l’humanité (soyons honnête, un homme raciste n’est jamais ce qu’on préfère), n’est jamais diabolisé, aucun de ses propos n’est exagéré, le texte est extrêmement subtile. La relation qui s’installe entre Erwan et Gérard est très intéressante et évolue aussi bien d’un côté que de l’autre.

Le racisme, la rédemption et l’apprentissage sont au cœur du récit. C’est le genre qui nous fait réfléchir, qui nous prouve que les choses ne sont pas toujours là où nous les attendons. J’ai passé un super moment en lisant Uppercut, je pense que je serais capable de le relire un jour, par pur plaisir, parce que je pense que nous aussi, on peut en sortir en plus grand.

La citation qui donne envie

Ma mère m’a parfois dit que les allusions de gens n’étaient pas volontaires, parce que beaucoup se sont habitués à un racisme médiocre et facile. Dans ces moments, elle m’invitait à la retenue, à détourner la violence qui pouvait montrer en moi. Facile à dire. Les autres ne détournent jamais la leur.

Pour conclure

J’ai passé un excellent moment avec ce livre et j’étais hyper impatiente de vous en parler ! Parce que c’est typiquement mon genre de lecture : il peut parler à n’importe qui, à n’importe quel âge, tout en abordant des thématiques importantes sur un ton juste et touchant. J’espère sincèrement en avoir convaincu certains de le lire.

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