Tortues à l’infini

Me revoilà avec une chronique littéraire et bordel qu’est-ce que j’avais hâte de vous l’écrire. J’ai décidé que je serais plus régulière ici. Je m’imposais énormément de contraintes pour écrire sur le blog et ça ne m’a rien apporté de bon. Donc cette fois c’est la bonne. Si je m’impose quelque chose, c’est de faire ce que je veux, et quand je le veux. Voilà, point racontage de vie terminé, on passe aux choses sérieuses. Tortues à l’infini. Le nouveau John Green, celui que j’attendais tant. Je suis une fan inconditionnelle de l’auteur, j’ai lu absolument tous ses livres. Je les possède également tous, parfois en plusieurs exemplaires (je suis un peu excessive parfois). Quand Tortues à l’infini a été annoncé j’ai j’ai sauté de joie (littéralement). Dès qu’on en a su un peu plus sur lui j’ai immédiatement eu envie de le lire. Les thématiques abordées m’intéressaient et bien sûr, la plume de John Green me manquait.

Le livre en bref

Titre original : Turtles all the way down
Titre français : Tortues à l’infini
Auteur : John Green
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Date de parution : 10 Octobre 2017
Nombre de pages : 352 pages

La Quatrième de couverture

Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et vous aimerez Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu.
Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités…

Mon avis (pour ce que ça vaut)

J’ai beaucoup aimé ce livre. Aza est un personnage intéressant. J’ai adoré autant que j’ai détesté être dans sa tête. Ce que je m’attendais à lire au sujet de la maladie a été très bien traité. Il est très bien expliqué ce que l’on ressent lorsque nous livrons bataille contre nous-même, indéfiniment. C’est une thématique difficile à aborder dans un livre destiné aux adolescents. En effet, il faut être capable de rendre ces choses accessibles à tous sans pour autant édulcorer la réalité. Ce n’est pas donné à tout le monde, mais John Green le fait.

J’ai aussi retrouvé ce qui m’avait manqué chez John Green. J’ai adoré le traitement des relations humaines dans le livre, principalement la relation entre Aza et Daisy, sa meilleure amie (définitivement mon personnage préféré). C’est un des plus gros point positif du livre, les relations sont vraies, authentiques et originales. On y croit assez pour s’identifier, et c’est assez singulier pour ne pas être cliché. Autre point positif, l’aspect aventure avec l’enquête qui est menée afin de retrouver le père de Davis. Je n’ai pas beaucoup apprécié ce dernier (je ne le déteste pas non plus), mais tout ce qui tourne autour de l’enquête est très prenant. On s’y croirait !

Je dois tout de même vous avouer une chose. J’ai pris un peu de recul au sujet des romans de John Green, et je me suis faite une réflexion. Ses personnages vivent tous des choses difficiles. Quelque part, l’auteur nous confronte donc à des réalités, mais le côté dramatique est toujours rattrapé par quelque chose de plus grand, toujours plus beau.  Je ne dis pas que c’est un problème en soit, mais ça reste un détail récurrent qui n’est finalement pas si négligeable que cela. Tortues à l’infini (comme tous les livres de John Green) reste donc une œuvre pour s’évader, pas pour se confronter à la pure réalité (même si la base est là).

La citation qui donne envie

Si prendre un médicament doit me rendre différente, je veux dire, s’il change ce que je suis profondément… c’est juste complètement nase, vous ne trouvez pas? Qui décide ce que mon moi signifie, moi-même ou les salariés de l’entreprise qui fabrique le Lexapro? C’est comme si j’avais un démon à l’intérieur de mon corps et j’aimerais vraiment qu’il s’en aille […]. 

Pour conclure

Ce roman est tout aussi prenant que les autres œuvres de John Green. On y retrouve tout ce qu’on lui connait : de la positivité, du drame, des aventures et de l’amour, toujours.

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