The Shape of Water

Ça me fait un bien fou de revenir ici. Je n’ai pas écris un seul mot sur mon blog de toute mes vacances. En fait, ces deux semaines n’ont de vacances que le nom. C’est seulement aujourd’hui que j’écris ici que je me sens vraiment apaisée. Je le dis tout le temps, mais je devrais le faire plus souvent. Aujourd’hui je viens vers vous pour vous parler du dernier film que j’ai vu au cinéma. C’était fin février, et il s’agit de The Shape of Water.

Attention coup de coeur !

The Shape of Water en bref

Titre original : The Shape of Water
Titre français : La forme de l’eau
Réalisation : Guillermo Del Toro
Date de sortie française : 21 février 2018
Acteurs principaux : Sally Hawkins, Michael Shannon
Bande annonce
Ma note : 

Mon avis (pour ce que ça vaut)

Cinq étoiles. Ce n’est pas une note que je met souvent. C’est la première fois depuis la création du blog. Pourquoi ? Sincèrement je ne sais pas par où commencer. Guillermo del Toro est un de mes réalisateurs préférés, depuis plusieurs années. Son travail reste toutefois assez inconstant, du coup je ne sais jamais trop à quoi m’attendre quand je file au cinéma voir ses films. C’est probablement une des raisons qui fait que j’apprécie son travail finalement. Quand j’ai été voir The Shape of Water, je ne savais pas de quoi ça parlait. Je savais juste qu’il était réalisateur, mais je n’avais regardé aucune bande annonce, pas lu le synopsis, lu aucune critique. J’y suis allé à l’aveugle.

Si vous me suivez sur Instagram, vous le savez déjà, mais ce qui m’a frappé en premier (et avec force), c’est la bande originale du film.  Alexandre Desplat a fait un travail extraordinaire qui m’a littéralement transporté dans cette histoire. Le compositeur français a gagné un oscar pour cette performance, que je trouve amplement mérité. Je l’écoute encore pendant des heures, lorsque je lit ou lorsque j’écris. C’est un bonheur auditif qui, en plus, sert vraiment l’histoire et le spectateur. La bande son nous aide à nous sentir complètement immergé dans le film qui a une atmosphère particulière.

Au-delà de la bande son dont je pourrais encore parler pendant des années (oui rien que ça), l’ambiance du film est très travaillée. C’est toujours le cas chez Guillermo del Toro (CF Le Labyrinthe de Pan) donc je m’y attendais un peu. J’ai quand même vraiment apprécié tout cet univers à mi chemin entre le réel, le fantastique et même un peu la science-fiction.

Je sais que beaucoup ont vu dans le film une simple histoire d’amour, quelque chose de banal, qui n’a rien d’exceptionnel. Sans vouloir offenser personne (ou peut-être bien que si en fait), je pense que ces personnes sont de mauvaise volonté, et n’ont simplement pas fait attention à ce qui se passait dans le film. Est-ce qu’ils se sont endormis au cinéma ? Est-ce qu’ils aiment le cinéma même ? Je veux bien entendre qu’on aime pas le film, mais le réduire à quelque chose qu’il n’est pas semble être plus de la mauvaise foi qu’une véritable critique à mes yeux. Bien sûr, il y a de la romance dans le film. Vous ne le savez pas encore, mais clairement, les films à l’eau de rose très peu pour moi. Si le film m’a plu à ce point, c’est donc qu’il y a quelque chose en plus.

En ce qui me concerne donc. En plus de cette romance que je trouve vraiment sensationnelle (on va y revenir), j’ai vraiment apprécié tout ce qui à trait au scénario et ses subtilités. Le film a pour thématique principale l’amour sous toute ses formes mais au second plan il traitera aussi du racisme et de l’homosexualité. La condition féminine est aussi largement exploitée. Sans pour autant en faire des tonnes, nous sentons que le film livre un message sur la force des femmes. Elle sera abordée aussi bien au quotidien avec le personnage de Zelda qui doit clairement travailler pour deux, que lors des situations de crises. Un message sur l’amitié et la solidarité est aussi délivré, ne serait-ce qu’avec le duo Elisa/Giles qui m’a personnellement beaucoup touché. D’ailleurs Elisa est une héroïne époustouflante, prête à tout pour ceux qu’elle aime. Muette, cette femme est souvent considérée comme bête et non cultivée. Bien sûr ce n’est pas le cas, et tout au long du film, Elisa se fera un malin plaisir de nous le prouver. J’en profite pour dire que Sally Hawkins est parfaite dans le rôle, elle m’a vraiment transporté.

On nous bassine pas mal avec ces histoires d’amour hollywoodienne qui mettent en scène deux personnages qui n’ont à priori rien à voir ensemble. Vous savez, le genre de film qui essai de nous faire croire que non, c’est pas une histoire d’amour banale, rien à voir avec ce que vous avez déjà vu, alors qu’on en a déjà fait le tour 20 fois ? The Shape of Water ce n’est pas ça. Si le film est plus fort que les autres, c’est parce qu’il nous montre ma vision de ce qu’est l’amour. Le film s’appelle « The Shape of Water » soit « La Forme de l’eau » en français et ce n’est pas anodin. L’eau, comme l’amour, n’a pas de forme définie. Elle peut se présenter sous n’importe quel aspect, n’importe quel genre, n’importe quelle culture. C’est l’explication parfaite à ce que je pense lorsque l’on me parle d’amour avec un grand A. C’est toujours quelque chose d’inattendu, qui nous mènera à une grande aventure.

Pour conclure

Quand le film s’est terminé, j’avais me petite larme à l’œil et je ne voulais pas quitter la salle. J’aurais aimé continuer  suivre cette histoire, leur histoire, à Elisa et cette Créature. C’est un des plus beaux films que j’ai vu de ma vie, et je suis ravie de ne pas être passé à côté.

 

 

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