#12 Chronique littéraire – Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens (Love, Simon)

Pourquoi tout le monde en parle ? C’est la question que je me suis posée au bout d’un moment. Je connaissais ce livre depuis longtemps, vu dans les rayons de ma librairie mais je ne l’avais pas encore lu. Puis d’un coup, tout le monde s’est mis à en parler. La raison ? Bon déjà, le fait que le film sorte aujourd’hui en salle en France aide pas mal, qu’on se le dise. Mais en fait, Love, Simon est juste blindé de messages positifs. C’est exactement le genre de livre que j’avais personnellement besoin de lire.

Le livre en bref

Titre original : Simon VS the homo sapiens agenda (rebaptisé Love, Simon après la sortie du film)
Titre français : Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens  (rebaptisé Love, Simon après la sortie du film)
Auteur : Becky Albertalli
Éditeur : Hachette
Date de parution : 15 Avril 2015
Nombre de pages : 303 pages

La quatrième de couverture

Moi, c’est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. J’ai deux sœurs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue.

Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay.

Mon avis (pour ce que ça vaut)

Ce livre aborde, certes, le thème de l’homosexualité, mais surtout frontalement la thématique du coming-out et du outing. J’ai lu assez peu d’œuvres qui en parlent aussi activement, ce qui est étrange, d’abord parce que je pense que c’est vraiment quelque chose d’important et ensuite parce que j’ai moi-même un rapport compliqué avec le coming-out donc c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup (si vous avez des conseils lecture sur le sujet, n’hésitez pas à m’en faire part !). Bref, j’ai adoré le fait que l’histoire d’amour soit bien moins mise en avant que les problématiques qui entourent l’homosexualité à l’adolescence. Si on le dit pas, est-ce que ça veut dire qu’on ne s’assume pas ? Même si nous savons ce qu’en penseront nos proches, pourquoi leur cacher ? Pourquoi leur dire ? Love, Simon ne donne pas de réponses universelles à ces questions (parce qu’il n’en existe pas), mais nous montre que ces questions sont bel et bien légitimes.

Je vous avoue que, quand j’ai commencé ma lecture, je me suis dis « d’accord c’est sympa, mais sérieusement, je comprends pas l’engouement ». En soi, c’est un livre plein de simplicité… Pas de quoi philosopher dessus pendant des heures. Je me suis toutefois rapidement rendu compte que tout cela faisait sa force. Le livre est accessible à tous, évite toujours d’aller trop loin dans les dramas, reste juste et regorge de douceur. Love, Simon déborde de positivité et de messages forts qui ne parleront pas seulement aux membres de la communauté LGBTQ+ mais vraiment à tous.

C’est important d’avoir des œuvres jeunesses qui peuvent parler à tout le monde. C’est important de montrer à tous la violence du outing. C’est important aussi que ce type d’œuvre s’éloigne des clichés et ne marginalise pas les personnages provenant de minorités. Love, Simon fait tout cela à la perfection, mettant en scène des personnages de diverses ethnies, de diverses orientations sexuelles et le fait dans les règles. Bref, on adore.

La citation qui donne envie

Tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le coming-out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels ou autres. Je dis ça je dis rien.

Pour conclure

Love, Simon c’est une ode à la tolérance, plein de positivité, de messages forts, et qui évite majestueusement les clichés. Je l’ai même serré contre moi une fois terminé. A lire absolument !

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