#8 Chronique littéraire – La Faucheuse

Je n’ai pas écrit ici depuis un moment. Pourquoi ? Bon, vous vous doutez que j’ai manqué de temps. Mais surtout, j’ai eu du mal à me lancer dans cette chronique. En fait, je devais d’abord écrire celle d’un autre livre, lu plus tôt. Je n’ai fait que repousser l’échéance. Je n’ai aucune envie d’écrire un article à son sujet, parce que je n’ai pas aimé le livre. Du coup, avant d’écrire des choses moins plaisantes, je me lance dans cette critique-ci. Parce que cette lecture, m’a vraiment séduite. J’vous préviens : J’ai adoré La Faucheuse.

Le livre en bref

Titre original : The Reaper’s Image
Titre français : La Faucheuse
Auteur : Neal Shusterman
Éditeur : Robert Laffont dans la Collection R
Date de parution : 16 février 2017
Nombre de pages : 504 pages

La quatrième de couverture

Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis (pour ce que ça vaut)

Je me suis lancée dans La Faucheuse avec une simple idée plutôt vague de ce qu’il racontait. Rien de concret. Aucune certitude de passer un bon moment. Pourtant, j’ai lu le roman de la Collection R que j’aime le plus. Rien que ça oui. J’ai dévoré le roman, ne pouvant plus m’arrêter. La Faucheuse c’est un enchaînement continuel de rebondissements. Je ne me souviens pas du dernier young adult qui m’a fait cet effet là. Vous savez, ce truc qui fait que vous y repensez à chaque fois que vous fermez le bouquin. L’effet du « Il faut absolument que j’en parle avec quelqu’un !« . D’ailleurs, j’ai prêté mon livre dès que j’en ai eu l’occasion pour en parler avec mes amis, avoir leurs avis, leurs réactions, leurs théories.

J’ai totalement accroché avec l’univers qui est décrit dans le livre. C’est sûrement parce que, contrairement à pas mal de fictions, nous ne savons pas tout de cet univers. Ça ajoute un peu de suspens et suscite de l’intérêt. Franchement, je ne suis lassée à aucun moment. Je ne me souviens d’aucune partie du livre qui m’ai déplu, ou ennuyé. L’histoire est captivante. On est un peu dans une dystopie, mais le traitement de celle-ci est particulier, différent.

J’ai aussi apprécié La Faucheuse parce que le roman n’a pas mis de romance au centre de son histoire. Il y en a une, mais elle se déroule  au second plan. Elle n’est pas un élément clé de l’histoire, et ça me semble important de montrer qu’on peut traiter la romance en background et pas comme un essentiel dans un roman. Les personnages principaux de La Faucheuse sont (je trouve) très charismatiques. Rowan étant mon préféré (oui je sais je suis un cliché ambulant me jugez pas), j’aime tout de même énormément Citra (en vrai c’est dur de choisir entre elle et Rowan). Le duo est complémentaire et dynamique, sincèrement, j’ai hâte de les retrouver dans la suite de l’aventure. J’ai apprécié le fait que Citra soit une jeune femme forte, intelligente, qui s’adapte à toutes les situations. Elle reste fidèle à elle-même, et est une personne honnête. Ce sont des qualités qui me semblent importantes, et qui sont ici bien plus mises en avant que ses atouts physiques par exemple (c’est dur de se dire qu’on en vient à apprécier un livre plus qu’un autre parce qu’il n’est pas sexiste).

De manière plus général, le roman est fourni en personnages intéressants. Maître Faraday, bien sûr, que vous aimerez forcément (vous n’avez pas le choix je vous dis) parce qu’il est fascinant, mais aussi Dame Marie-Curie, que j’admire. Même les plus secondaires sont travaillés et ont quelque chose à apporter. Le personnage de Volta m’a personnellement énormément marqué. Plein de contradictions, il représente énormément de choses humainement parlant. De manière générale, le livre met les émotions et sentiments humains en centre de ses thématiques, et c’est pourquoi il est si intéressant à mon sens.

La citation qui donne envie

Car le pouvoir est inexorablement infecté par la seule maladie qu’il nous reste encore. Un virus qu’on appelle la nature humaine. Je ne donne pas cher de l’avenir de notre espèce si jamais les faucheurs se mettent à aimer ce qu’ils font.

Pour conclure

J’ai adoré ce livre, j’irai pas jusqu’à dire que c’est un le coup de cœur de l’année, mais c’est un petit coup de cœur tout de même, j’ai vraiment été embarqué dans cette histoire et j’ai trop hâte de lire la suite qui sort le 15 mars prochain, soit le jour de mon anniversaire (coïncidence ? je ne crois pas !).

 

 

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