Amitié

Une nouvelle année commence (oui bon OK ça commence à faire un moment quand même), et je dois dire que d’habitude c’est quelque chose qui me fait ni chaud ni froid… Allez savoir pourquoi cette fois j’ai envie que les choses bougent pour moi. Plus que la nouvelle année, je pense que ce sont mes 26 ans approchants qui me bousculent un peu. Enfin bref, trêve de bavardage, comme je sens que cette année sera décisive, j’ai voulu commencer avec un article important, en tous cas, pour moi. Il sera sûrement inintéressant pour certain·es mais ça fait des mois que j’ai envie de l’écrire et de le publier, donc aujourd’hui, je vais vous parler de mon rapport à l’amitié.

C’est peut-être débile, mais à cause de mon vécu j’ai toujours eu l’impression que l’amitié a une place exceptionnelle dans ma vie. Et quand je dis exceptionnelle, je dis vraiment ça littéralement, c’est à dire qu’elle a une place unique et vraiment importante. Je sais que c’est cliché de dire ça, un peu comme ce truc de « Les ami·es sont la famille que l’on choisi », mais vraiment, pour moi l’amitié c’est quelque chose de très profond.

Je pense que les personnes en rupture familiale comprendront ce que je veux dire, en tous cas, je leur souhaite. Parce que ce sentiment est là à cause de ma rupture familiale (en partie du moins), mais surtout parce que j’ai eu et ai encore la chance immense d’avoir des ami·es exceptionnel·les. Bon, j’ai toujours cette chance, même si, bien sûr, notre cercle d’ami·es change avec les années, certain·es restent quand même et d’autres resterons, c’est sûr.

Quand j’entends des personnes dans mon entourage parler de leur famille, d’à quel point elle compte pour eux etc, je ne peux pas m’empêcher de me sentir mal à l’aise. J’y peux rien, mais je n’ai jamais pu tisser des liens forts avec ma propre famille (exception faite de mon cousin). Je me suis donc toujours sentie plus proche de mes ami·es, et j’ai toujours pu compter sur elleux contrairement à ma famille qui m’a (très) souvent laissée tomber/abandonner. Parfois ça me fait culpabiliser, je me dis que j’ai sûrement un problème. Mais je commence à faire la paix avec ça quand même.

Alors n’imaginez pas que je veux me dépeindre comme une amie hyper fidèle, loyale, parfaite, parce que vraiment ce n’est pas le cas. Au contraire ? Je suis pleine d’insécurité, j’ai peur de l’abandon et j’ai beaucoup de mal à faire confiance. C’est pas pour me donner de fausses excuses hein, c’est vraiment compliqué à gérer pour mes proches je pense, j’en suis consciente. Et comme j’ai aussi un ego démesuré je ne sais pas très bien m’excuser non plus (oui je suis ce genre de personne horrible même si je tente de travailler là dessus aussi). Bref, tout ça ne fait pas bon ménage, et c’est aussi ce qui me pousse à chérir mes ami·es. Iels me poussent à être meilleure, car elleux donnent vraiment tout ce qu’iels ont pour être au top.

Je ne sais pas trop comment conclure cet article. Ca fait des jours que je tente de trouver quelque chose, mais rien ne vient. Du coup comme j’ai pas envie de forcer les choses, je m’arrête là. ce que j’ai écris jusqu’ici est sorti tout seul et est tout ce qu’il y a de plus sincère, ce serai dommage de gâcher ça avec des phrases superflues. Je vous retrouve donc très vite avec un nouvel article ! Cette fois on repart sur de la culture.

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