#14 Chronique littéraire – Ueno Park

C’était une évidence. En revenant sur le blog (encore), je savais d’avance que la prochaine chronique littéraire serai celle-ci. Ueno Park d’Antoine Dole. Certains le savent déjà, c’est mon auteur préféré. Quand ce roman a été annoncé je l’attendais avec taaaant d’impatience. Je ne remercierais jamais assez Antoine qui m’a permis de découvrir ces pages.

Le livre en bref

Titre original : Ueno Park
Titre français : Ueno Park
Auteur : Antoine Dole
Éditeur : Actes Sud Junior
Date de parution : 22 août 2018
Nombre de pages :  128 pages

La quatrième de couverture :

Huit adolescents. Huit voix. Ils ne se connaissent pas mais ont en commun de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise. Tous laissent entrevoir un furieux besoin d’imposer leur trace dans ce monde. A Ueno Park, ils vont se trouver réunis pour Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers.

Mon avis (pour ce que ça vaut) :

C’est fou de voyager à travers les pages d’un livre quand même. C’est une expérience unique à chaque fois, et je n’arrive pas tellement à trouver de comparatif. En tous cas, c’est ce qui m’est arrivé avec Ueno Park. Quand j’étais plus jeune (on dirait que je suis vieille quand je parle comme ça mais je vous jure que c’est pas le cas) un de mes plus grand rêve était de voyager au Japon. J’ai rangé ce rêve dans un coin de ma tête et n’y ai plus trop pensé jusqu’à ce que je lise ce livre. Au-delà des histoires que contiennent ces pages (vous inquiétez pas on va y venir quand même), je dois dire que ce qui fais la beauté de ce roman, c’est son don à nous faire voyager le temps de quelques chapitres.

Ce roman choral nous plonge donc dans la vie de huit adolescents lors d’une fraction de leur vie. C’est toujours là qu’Antoine frappe le plus fort. Les personnages de ce livre sont tous très différents les uns des autres, pourtant, chacun d’entre saura se montrer touchant et attachant.

Quand je rêvais d’aller au Japon c’était peut-être – je ne sais pas – pour une image un peu idyllique et erronée que je me faisais du pays, mais je l’imaginais comme un endroit où il était simple de s’assumer. Un pays pleins de couleurs et de sourires. Puis j’ai toujours eu l’impression que c’était un endroit qui regorgeait de poésie. C’est globalement ce que j’ai retrouvé en chaque portrait qui est dressé dans ce roman. Je ne sais pas si c’était voulu, je le répète, je ne suis jamais allé au Japon, et c’est une idée probablement erronée que je me faisais de ce pays (ou pas), mais ça a tout de même remué pas mal de choses en moi, des souvenirs enfouis qui m’auront fait sourire, pleurer, rêver.

Ce roman regorge de thématiques diverses importantes, et si individuellement chaque portrait a son message, l’œuvre dans sa globalité traite principalement celles de la tolérance et plus particulièrement celle de la pression sociale qui pèse sur les épaules des jeunes. C’est intéressant d’ailleurs de découvrir cette dernière à travers une culture qui n’est pas la nôtre. C’est fort d’être capable de dresser huit portraits en si peu de de temps et de parvenir à nous lier à eux avec autant de force.

La citation qui donne envie

Mais les fleurs, même les plus belles, finissent par se faner. Les souvenirs aussi. Vient toujours l’instant où l’on se demande si les émotions ont vraiment existé et pourquoi, alors il n’en reste plus rien.

Pour conclure

Antoine Dole a réellement un don pour l’écriture. Ses personnages sont toujours aussi percutants et ses textes marquants. Ueno Park, c’est un livre qui m’a fait oublié où j’étais, un livre qui m’a fait voyager. C’est un livre qui m’a fait rire et pleurer (enfin surtout pleurer). Les 128 pages de ce roman regorgent d’amour pour le Japon et sa culture. Et au terme de la lecture, à vrai dire, il est difficile de ne pas regorger d’amour pour les huit adolescents dont nous avons fait la connaissance…

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